24.02.2006

Avec mon ami Alain G.

J’en discutai avec mon ami Alain G. que je traitais comme d’habitude de foutu « parisien ». Il faut dire qu’il n’envisage pas de se rendre a Salon de l’Agriculture !!! Qu’en penserait ma petite dernière ?? Dommage qu’un homme de tant de goût ne comprenne pas le goût subtil qu’il y a à voir la terre s’enfouir Porte de Versailles.

Mais trève de plaisanteries, notre discussion nous a amené à constater que nous avions besoin (et les français pensons-nous) de distractions. Qui pourrait dire le contraire ? La vie est bien morose entre machin pour gounia, et grippe aviaire, ou bien délocalisations, tiers provisionnels, le petit dernier qui doit passer son bac, ou trouver du boulot,j’en passe et des meilleures. Et lorsque l’on rentre à la maison, et que l’on allume le petit écran alors là, c’est la catastrophe. Je passe sur ceux qui restent malheureusement abonnés aux six chaînes nationales, et j’ouvre une lucarne (petite) sur les satellitaires, les TNTistes, ou cablistes. J’en fais partie. Nous disposons d’un choix large en apparence d’images, et donc de contenus. Mais vous je ne sais pas, mais moi, c’est pas fameux. Tout se ressemble ou presque. Comment se fait-il donc que l’on cherche à copier des émissions américaines vues et revues, qu’on polycopie comme dans l’ancien temps les grilles de programme (ça tâche les doigts en plus), et que l’on nous ressert sans vergogne les mêmes plats à peine réchauffés, ça me rappelle les cafétérias Casino avec les steaks hachés sanguinolents tout juste réchauffés.

Nous disions donc avec mon ami Alain G. que décidément qu’est ce qu’on s’ennuie (on l’a bien dit comme ça,nous sommes des « lettrés »..). Et lorsqu’on s’ennuie, la nature humaine nous pousse à rechercher des distractions, dont entre autre le salon de l’Agriculture qui n’intéresse toujours pas le Alain G. en question.

Mais aussi la musique mobile avec les lecteurs mp3 les téléphones portables, et le fameux Ipod, mais aussi l’adsl et le contenu internet, la publication média (vidéoblog, podcasting) entre autre. J’effleurerai seulement la drague sur internet, ou plus sentimentalement la recherche de l’âme sœur semi-virtuelle.

Pour en revenir à la télévision, je suis étonné qu’avec nos outils modernes de connaissance, et nos surdoués en marketing, l’on n’ait toujours pas compris que les horaires de travail ont éclatés, que les RTT existent belet bien, que la nomadisation conduit à l’éclatement des goûts tout comme la zapette facilite l’infidélité chronique aux chaînes de télévision. Je ne parle même pas de notre matériel, avec un stockage à bas prix, qui permettent d’enregistrer, de modifier de couper, de re-produire, au sens produire à nouveau quelque chose d’existant.

Ils n’ont rien compris non plus aux séries américaines avec TF1 qui programme Les Experts (bonne série au demeurant) mais dans un ordre incohérent. Ce détail est significatif. L’histoire n’a pas d’importance, ni celle qui est racontée, ni la nôtre d’ailleurs, seule compte l’audience, dont toutes les études montrent qu’elle se réduit comme peau de chagrin. Finalement c’estjustice, tout ça avait bien réduit la convivialité et l’échange, et je trouve juste que ce que l’on appelle le « virtuel » devienne soudain le lieu d’une réalité certaine ou l’on n’a pas besoin de faux-semblants, où l’on échange vraiment, et où l’on peut s’amuser. Décidément les complets gris n’ont rien compris, rendez-nous la couleur !